Comin' soon

M'sieurs dames.
Ne prenez pas peur.
Ce blog n'a pas été abandonné.
Simplement...
Je mettrais toutes les critiques en retard d'ici la fin de la semaine ;)
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# Posté le lundi 03 août 2009 13:54

21. Bottle Shock

21. Bottle Shock
_ - B A N D E - A N N O N C E - _
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by Randall Miller(2008)


_ - S Y N O P S I S - _

Les débuts du vin en Californie suite au désormais célèbre "Jugement de Paris" en 1976, de la dégustation de vin aveugle.

_ - C R I T I Q U E - _

Bottle Shock. Alors ce film... Disons que ça fait une bonne année, comme pour Nobel Son, que je meeeeeeeeeeeeeeeurs d'envie de le voir. Toutes les critiques/interviews/articles que j'ai pu lire sur le sujet ne m'ayant que donné plus envie de le voir. (Oui, film d'Alan présenté à Sundance donc nécessairement... j'ai perdu un temps fou à lire tout ce qui était dit ou fait sur le sujet xD). Film que j'attendais avec de plus en plus d'impatience sachant que, au cours de ces 12 derniers mois, j'ai appris à apprécié le vrai, très bon, excellent (je dirais même) vin. Visionnage qui sonnait comme la fin d'un parcours initiatique en vérité. Et je vous garantie qu'à la fin du film je rêvais d'avoir un Château Montelena '73 sous la main xD. D'ailleurs, je vous préviens. Si vous venez à voir ce film, prévoyez d'avoir une excellente bouteille à vos côtés, car si vous aimez le bon vin, ça vous fera le même effet que pour Charlie et la chocolaterie. Sauf que là, au lieu de mourir pour une tablette de chocolat, ce sera pour un millésime. (Et pour avoir fait la dramatique expérience de ne pas avoir eu du vin à disposition en visionnant ce film... je peux vous garantir que c'est une torture). Anyway, petite histoire des vins californiens.
Ce film raconte l'histoire vraie de Steven Spurrier, britannique marchand de vin à Paris, dans les années 1970s, qui, pour se faire connaître, décide d'organiser une dégustation à l'aveugle. Ce fondateur de "L'académie des vins", sur les conseils d'un ami, décide de mettre en concurrence des vins français et des vins californiens qui commençaient à avoir une petite réputation, mais bien évidemment, personne en Europe n'était prêt à accepter de descendre de son piédestal la supériorité des vins français. Steven s'est donc rendu en Californie où il découvrit de nombreux très bons vins et les ramena en France, pour les faire participer à ce concours. Les jurys étaient les plus grands connaisseurs de vin de l'époque... Et. Devinez-quoi ? Ce sont les vins californiens qui gagnèrent. Ce qui fit un scandale en France et, le plus drôle peut-être, c'est qu'en 2006. 30 ans après "Le Jugement de Paris" (nom officiel de cet évènement), Steven Spurrier a refait ce concours, mettant là encore en concurrence les meilleurs vins français et les meilleurs vins californiens et... ce sont encore nos lointains cousins qui remportèrent la palme.
Déjà, première remarque, si vous aimez le vin, voyez ce film. Pas le choix. Il a été produit et filmé en parallèle d'un autre film dans lequel figure Hugh Grant, mais étonnament, on n'entend plus parler de l'autre depuis des mois. Bottle Shock est littéralement un rayon de soleil et d'excentricités en tout genre qui, alliés au délice d'un vin de valeur, ne peuvent que vous charmer. Sorti aux US en Août, je me souviens que toutes les critiques, publiques comme professionnelles, étaient vraiment, c'est décidemment le mot, sous le charme. Imaginez. Le soleil californien, l'excentricité des 70s et de ce Steven Spurrier (joué par Alan =P. Bref...) totalement britannique [même si tout le monde le prend pour un français], et la fabrication et la découverte de grands vins... Sans compter les nombreux rebondissements en tout genre qui existent dans le film, et l'accent français tout simplement so charming d'Alan (qui, comme m'a fait remarquer mon coloc', a certainement du bosser deux mois sur THE tirade en français du film parce que pour une fois, il s'en sort pas trop mal avec la langue de Molière). Un peu de romance, des affrontements, des rivalités, des trahisons, des déceptions, des joies soudaines, des choses inespérées, et une bonne dose d'hilarité font que ce film a vraiment sa place dans ma DVDthèque et que je ne regrette absolument pas d'avoir, une fois de plus, du importer un très bon film du Canada (contrairement à la ******* de vendeuse de la Fnac qui me soutenait, sourire en coin, que tous les films étaient dispo en zone 2 aujourd'hui. Nawak. Elle doit être fan de Plus Belle la Vie). Pour la deuxième collaboration entre Randall Miller, sa femme, Alan Rickman et Bill Pulman (et je suis sure d'en oublier d'autres), on ne peut que saluer cette équipe de choc qui, décidemment, s'éclate complètement sur ses tournages et nous donne de bons fous rires et de beaux moments de cinéma. Vous inquiétez pas, s'il est introuvable en France, j'suis sure que je pourrais vous le prêter... Regardez, y'a même les sous-titres (et la piste audio !) français dessus. Alors, même s'ils sont tous persuadés que les français les haïssent pour avoir fait ce film... il est temps de leur prouver que Oui, ce film aurait eu du succès au pays du vin.

Le PIAF. Date : 20 Mai 2009
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# Posté le mercredi 20 mai 2009 09:14

20. Garden State

20. Garden State
_ - B A N D E - A N N O N C E - _
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by Zach Braff(2005)


_ - S Y N O P S I S - _

Acteur de télévision, Andrew " Large " Largeman est obligé de retourner dans son New Jersey natal pour l'enterrement de sa mère. Soudain, il se retrouve sans les antidépresseurs et les 3000 kilomètres qui le protégeaient de son histoire...
Après neuf ans d'absence, Large revoit son père, un vieil homme dominateur, mais aussi tous ceux avec qui il a grandi. Ils sont aujourd'hui fossoyeur, employé de fast-food ou magouilleur professionnel...
Sa rencontre avec la jolie Sam va le bouleverser encore un peu plus. Elle est son exacte contraire, vivante et audacieuse.
Entre passé et futur, entre douleur et joie, Large va découvrir qu'il est peut-être temps de commencer à vivre...

_ - C R I T I Q U E - _

J'avais vu ce film quelque chose comme 3000 ans en arrière. A sa sortie en vérité. Au cinéma. Un film qui m'avait laissé un goût très amer en bouche à ce que je m'en souviens. Pour tout dire, j'avais si moyennement apprécié à l'époque que je ne n'en avais conservé qu'une image, celle où les trois acteurs principaux hurlent avec leurs sacs poubelles sur le dos. Pas marquant donc, loin de là. Et quand on est revenu m'en parler en me disant "J'ai vu un truc très bizarre ce soir", en me disant le titre du film, sur le coup j'ai vaguement commenté avant de me dire que. Décidemment. Garden State ça me disait quelque chose. Résultat. Je suis allée faire mes petites recherches sur Allociné pour me rendre compte avec un étonnement sincère que je l'avais déjà vu (et la boucle est bouclée). Je me suis donc empressée d'aller, presque, supplier le propriétaire de cette chose de me le prêter et je n'ai pas plus attendue pour le visionner. Et là, ma surprise fut grande. Pas de malaise, pas de bizarrerie outre-mesure, bien au contraire de ce que je m'attendais, ça m'a même mis des étoiles pleins les yeux.
Andrew vit à LA, loin de sa famille et de son passé, menant une vie d'acteur dans la Cité des Anges, sans réelle réussite. Un jour, il reçoit un coup de fil de son père lui annonçant le décès de sa mère, et il décide de rentrer pour l'enterrement dans le New Jersey, et d'y rester quelques jours. Rapidement, il rencontre ses anciens amis qu'il avait perdu de vue, chacun ayant suivi une voie plutôt originale qu'il n'aurait pas imaginé pour eux, chacun ayant, plus ou moins, échoué dans sa vie, tout comme lui, mais ne s'en plaignant pas. Bien au contraire d'Andrew qui partage son quotidien entre recherche de cachets et serveur dans un restaurant vietnamien. Durant son séjour chez son père, il va rencontrer Sam, une jeune femme originale et pleine de vie qui va redonner de la couleur à sa vie.
L'histoire est plutôt classique. Une paranthèse dans la vie d'un individu suite à un pretexte quelconque suite à laquelle sa vie va se retrouver bouleversée. Je ne sais pas ce qui m'avait déplût la première fois, je suis strictement incapable de m'en rappeler, et pourtant, je cherche, je vous le garantie. Ce film est réellement appréciable. L'histoire ne cesse de vous faire sourire, rire même, et de vous apporter du baume au coeur. Les passages les plus tristes ou dramatiques de ce film apportent ce qu'il faut pour que le tout soit émouvant sans tomber pour autant dans le pathétique ou le guimauve total. Les amis d'Andrew sont pour beaucoup dans cela d'ailleurs. Une histoire touchante, un peu à la manière d'un Snow Cake (du moins, c'est moi qui fait le rapprochement ici, vous me direz ce que vous en pensez une fois que vous aurez vu les deux x]). Du côté des acteurs, le cast est des plus intéressants. Zach Braff est, well, totalement paumé pendant une partie du film et c'est ce qui fait qu'on s'attache un peu à son personnage. Paumé, tout le monde l'est un jour ou l'autre et trouver quelqu'un d'aussi pétillant que Sam comme ancrage ne peut être qu'une forme d'espoir dans ces cas-là. Sam donc, Natalie Portman en réalité. Pour l'avoir un peu trop vue dans Star Wars, j'avoue reconnaître son bon jeu d'actrice ici (même si je ne reconnaitrais pas ses qualités humaines, voire discussion facebook sur le sujet... que je ne développerai pas ici xD). C'est elle qui ne cesse de vous apporter le sourire. Ian Holm est par contre des plus effacés ce qui vient contrebalancer les rôles dans lesquels on a l'habitude de le voir. Certes, c'est tout à fait normal vu son personnage mais... on aurait aimé le voir un peu plus à l'écran et avec des scènes un peu plus intéressantes. Quant aux autres rôles et acteurs, on les connait tous de vue et tous nous amusent vu qu'ils sont tous des caricatures. Petit mot aussi concernant la musique du film qui est réellement bien choisie, juste ce qu'il faut de planante pour vous faire entrer comme il se doit dans le film et pour comprendre le point de vue de Large (aka. Andrew) -> avec par exemple Simon&Garfunkel, pour ne citer qu'eux. Je n'ai rien de particulier, en revanche, à dire sur la mise en scène, rien de particulièrement transcendant. On peut juste remarquer l'implication particulière de Zach Braff qui dirige et joue dans ce film en plus d'en avoir écrit le scénario. Encore un film de voir de temps à autre, juste pour se plaquer un smile sur la face.

Le PIAF. Date : 20 Mai 2009

# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:59

19. Good Morning England

19. Good Morning England
_ - B A N D E - A N N O N C E - _
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by Richard Curtis(2009)


_ - S Y N O P S I S - _

Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
La vie en mer du Nord est riche en événements...

_ - C R I T I Q U E - _

Pour un film aussi déjanté et excentrique que celui-ci, je me devais de laisser parler ma folie chronique. Good Morning England. Le dernier film de notre cher Richard remonte à 2003, et il y a de grandes chances que vous l'ayez vu, puisqu'il ne s'agit de rien d'autre que de Love Actually. THE film de comédie romantique britannique. On fait pas mieux en la matière. Il avait donc frappé un grand coup pour son premier film derrière la caméra et là, il remet simplement ça. Ainsi donc, après une chaude journée grenobloise et une longue séance de shopping avec le reste de la bande (on se refait pas) nous sommes donc ENFIN arrivées à Chavant pour notre petite séance privée de Good Morning England. (Et quand je dis privée... En gros, jusqu'à 10min avant le début du film, on était seule. Et après, .... on s'est retrouvé à 8 dans la salle. Projection privée donc xD). Cannes commençait, et nous, on allait se marrer...
Le plot est simple (You're used to that... Spoilers here dudes !). Dans les années 1960s, en Angleterre, alors que le rock et la pop régnaient dans le milieu musical, les radios n'en faisaient même pas 10% de leur programmation. Le pays vibrait sur ces rythmes nouveaux et les radios officielles étaient toujours aussi boring qu'un programme météo à minuit passé... Ainsi donc, des radios pirates ont commencées à se monter, émettant depuis la haute-mer, et elles étaient écoutées par 50% de la population britannique. Seulement... cela était loin de plaire au gouvernement qui décida qu'elles étaient une atteinte à la sacro-sainte morale qu'il fallait à tout prix préserver. Pauvre jeunesse qui se débauchait là, il fallait bien la protéger ! *xD*. On retrouve donc au début du film, Carl, filleul du patron d'une de ces radios, Radio Rock, qui se fait envoyer par sa mère sur le bâteau, soit disant pour "rentrer dans le rang", mais vu la vie sur place... c'est loin d'être le cas. Sur ce bateau, vivent 8 DJs hommes, et une femme qui leur fait à manger, et accessoirement qui est totalement lesbienne. Les femmes ne sont d'ailleurs pas acceptées à bord, en-dehors du Sexaday qui arrive une fois tous les 15 jours. C'est le cas de le dire, sur Radio Rock, on vit Rock & Roll. Sex, drugs & R&R donc. Carl va donc apprendre la vie sous toutes ses coutures alors que ses comparses, plus excentriques les uns que les autres, mènent leur vie précisément comme ils l'entendent.
Alors, un mot pour qualifier ce film ? PHENOMENAL ! Vraiment. Et je peux dire que les deux autres ont également adoré, et que donc, ce n'est pas uniquement du à mon anglomania xD. La mise en scène de Richard dans Love Actually tenait déjà du génie et ici, on en prend encore pleins les yeux. Les personnages sont plus dingues les uns que les autres et on ne peut que tous les adorer. Y compris le ministre joué par Kenneth Branagh, le méchant de l'histoire qui est totalement tordant dans son rôle de politicard totalement coincé et obsédé par la Morale. Et sa carrière, avouons-le. Bill Nighy est... comment dire. Fantasmagorique xD. Juste génialissime. Comme d'habitude, il fait tout et n'importe quoi et dès qu'il apparaît à l'image vous avez, au minimum, un sourire qui vient s'ancrer sur votre visage. Le rôle de Gavin, le meilleur DJ du monde est tout simplement hallucinant également, celui de Carl est touchant... Bref. Je vais pas tous les citer. Juste pour dire qu'ils sont tous géniaux. Si on s'arrête 2 secondes sur les costumes, et c'est nécessaire, on en prend aussi plein les yeux. Géniaux. Entre le dandy, le concours de qui sera le plus excentrique, le classique, le hippy et d'autres.... On a tout simplement envie que les gens d'aujourd'hui s'habillent de la même manière. Ah, petite remarque. Emma Thompson est aussi à l'affiche de ce film et sa courte apparition est profondément hilarante du début à la fin. Qu'est-ce qu'on ferait sans toi Emma ? xD. Les musiques ? Alors, imaginez une BO qui regroupe : The Kinks, The Turtles, The Beack Boys, Smokey Robinson & The Miracles, Jeff Beck, The Who, The Hollies, The Tremeloes, Paul Jones, Easybeats, Jimi Hendriw Experience, Otis Redding, The Supremes, The Fortunes, Davie Bowie, et j'en passe... Vous en prenez déjà pleins les yeux mais vous en prenez aussi plein les oreilles. C'est simple, quand on regarde ce film, on veut vivre dans les 60s, tout simplement. Purement et simplement. Mener cette vie de déjanté. Quand on sort du film, on chante, on danse et on a que des superlatifs à la bouche. On a même dansé dans la salle d'ailleurs quand j'y repense... Bref. Vraiment, vraiment un bon film. Un thème moins universel que Love Actually, c'est évident, mais quand on aime le pop-rock, on est obligé d'aimer. Et quand on aime l'Angleterre et l'équipe de déjantés qui fait partie du film... le verbe aimer est bien inférieur à un understatement. Je le dis souvent, mais comme pour Harvey Milk là, allez le voir. Obligatoirement. C'est bien trop bon pour qu'on se permette de le rater.

Le PIAF. Date : 14 Mai 2009
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# Posté le jeudi 14 mai 2009 17:31

18. Harvey Milk

18. Harvey Milk

_ - B A N D E - A N N O N C E - _
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by Gus Van Sant(2009)


_ - S Y N O P S I S - _

Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

_ - C R I T I Q U E - _

My friends. Je me dois immédiatement de vous faire partager mes sentiments sur le bijou, la pépite même, que je viens tout juste de voir. Je crois qu'il y a de très, très, très nombreuses semaines qui se sont écoulées depuis la dernière fois qu'un film m'a autant touché. Je pense que c'est au moins aussi fort que pour Slumdog. Tout simplement MA-GNI-FI-QUE ! Grandiose. Bref. Un chef-d'oeuvre. Et comme vous l'aurez déjà remarqué, ma critique n'arrive en conséquence pas à suivre son rythme ternaire habituel mais passons. Passons sur les formes pour cette critique si particulière. Pour ce film si particulier. A film sur un marginal, critique marginale. Harvey Milk donc. L'histoire du premier élu politique américain à avoir affirmé et même revendiqué son homosexualité. L'histoire d'un fracassé de la vie, joué par un fracassé de la vie. Merlin. Ca ne pouvait que me plaire n'est-ce-pas ? Et ça ma plût... Franchement et presque violemment trop plu même. Ce film est juste... Wonderful qu0a. Je suis devenue totalement fan. Enfin. Bon. Je vais tenter quelques secondes de me poser tout de même. Quoique. Non. Pas la peine. Vous me connaissez alors... Laissons les choses venir comme je les sens.

Déjà, une chose sur ce film. Juste une. Et quelle Chose. Misteeeeeeeeeeeeeeeer Sean 'Oscar' Penn. Oui oui oui. Je lui laisse son surnom très volontiers. Un M'sieur qui mérite un collier de statuettes déjà. On l'a connu viril, grumpy, renfermé, blessé, mais pas comme ça. Jamais. Sean l'icone. Sean le M'sieur qui ouvre bien grand sa gueule quand il y a besoin de l'ouvrir. Comme je le disais, un fracassé de la vie aussi, malgré son statut de star aujourd'hui. Naturellement superbe et là... On m'avait prévenu. On m'avait dit "Nope. T'as jamais envie de lui sauter dessus là. Trop efféminé". Et je ne peux que dire oui. Beaucoup trop gay pour moi mais. On a juste envie de le prendre dans ses bras les 3/4 du temps. Voire un peu plus. Dans le film, avec la vie dissolue, les drames, les batailles, les espoirs, son rêve. La vie de Milk. Le rôle lui va à merveille. Il rentre totalement dans le rôle, absolument. Et croyez-moi (uii parce que je suis pas forcément certaine que sur le sujet les m'sieurs qui peuplent le fo' aient la même sensibilité que les girls xD), il est totalement parfait dans son rôle. Tordant, touchant, fort pourtant mais, le côté théière (expression breveté hein xD) du perso casse littéralement le mythe de Sean Penn, le brun ténébreux. Et on n'est pas déçu(e) en face. Un mythe brisé pour n'être que mieux adulé. C'était assurément une prise de risque pour lui d'avoir pris ce rôle, mais il crève littéralement l'écran. A l'image 90% du temps, voire un peu plus, on ne voit que lui. Il vole totalement le rayonnement des autres personnages, même si, on fini par s'attacher à eux aussi. Comme Milk le fait. Totalement transportés que l'on est par le personnage. Sean donc... Le M'sieur qui a eu l'oscar et qui le méritait totalement. Personne ne peut lui arriver à la cheville sur ce rôle. Il y a déjà longtemps, j'avais prédit que ce titre ne lui avait pas été donné pour rien, j'en suis aujourd'hui totalement convaincue. M'sieur Penn, vous méritez un autel.

(MAJOR SPOILERS NOW) Bref. Vous l'aurez compris. Sean m'a totalement éblouie, mais parlons un peu des autres. Et je m'excuse par avance d'avoir la flemme d'aller checker la liste des acteurs pour cette critique, impression soudaine que cela risque de me ralentir profondément dans une critique qui s'annonce diablement longue. Déjà il y a Scotty, le boyfriend attitré de Milk. Première scène du film et on est déjà dans l'ambiance. Voir Sean en hottie, et James Franco en gay plus gay que gay c'est... Wouhaou. Rien que pour cette scène d'ouverture le film vaut la peine d'être vu. Et puis. La suite. Les divers transformations de Sean de l'affreux hirsute au dandy, ses amis, ses rencontres. Ses amants, ses héros. Ses alliances, ses collègues. Ses ennemis d'hier et amis d'aujourd'hui. Ses amis qui deviennent ennemis. Tous, tous. Ils sont tous parfaits dans leur rôle. Le Cleve dans son rôle de jeune arrogant qui s'fait avoir par la vie avant de se relever et qui pourtant donne l'impression de la traverser mode sans peur et sans reproche. Le Maire qui est sympathique dès le premier regard (mais uiiiiii. C'est Victor Garber, l'Architecte du Titanic! *.* -> passons xD). Ils sont absolument tous bloody fantastic. Et même le méchant de service nous apparaît gentil au premier abord (ou au second je sais plus trop xD), avant de sortir les crocs et même là, il est bon. Notre traître trahit à qui est pris qui croyait prendre. Enfin. Malgré tout. On n'en retient vraiment qu'un comme je l'ai dit. Sean et Harvey. Et je vous garantie qu'on a envie d'aller fracasser la tête de White quand il tue le maire et Milk. Namého ! Pour qui il se prend celui-là *Piaf sort le venin emprûnté à une Vipère*

Allez. Changeons donc de sujet. Laissons les acteurs de côté pour nous concentrer sur ... les 70s ! Glorieuse époque. Tellement dingue, craz' and all the mess. Gus van Sant s'en donne à coeur joie sur le sujet et ça se voit. On s'y croirait vraiment. Et je peux vous dire que tout le film je me suis demandée quelle coupe de pantalon je préfèrais entre le slim et le costard... Anyway, considérations personnelles une fois encore profondément inintéressantes pour vous. Ah, charmante chose de l'époque à noter aussi, le style des lunettes totalement frappadingue. Esthétiquement, le film vaut le coup d'oeil. De Gus Van Sant, je me souviens avoir été profondément marquée par Elephant à l'époque de sa sortie et là... Oubliez tout de suite le style caméra embarqué qui vous met mal à l'aise. Notre Gus mélange tous les styles ici. De documentaire, au document historique, en passant par des vues de foules et des longs travellings, ça nous change vraiment. D'ailleurs, à bien y réfléchir, il me semble pas franchement avoir vu de caméra embarquée cette fois-ci. Donc, changement profondément appréciable, à mes yeux du moins. Côté musique... Et bien. Fan aussi. Là évidemment, il n'a pas fallut être aussi original que pour Slumdog par exemple mais en même temps... Les 70s sont une mine en la matière et depuis que je suis rentrée je n'ai qu'une envie. Monter le son et aller me déchaîner, de préférence sur une table un verre à la main et en me cassant la voix. (J'ai vraiment écrit ça ? 0key. Vous avez le droit de l'oublier...). Bref. Un TRES TRES TRES bon film. Les revendications portées par celui-ci sont tout à fait noble et plus d'une fois durant le film on s'insurge contre la bêtise humaine et une intolérance doublée d'arguments profondément non recevables. Alors... Honnètement. Je ne vois pas de points négatifs là. C'est pour dire... <33

Le PIAF. Date : 12 Avril 2009

# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:34

Modifié le dimanche 12 avril 2009 17:49