_ - S Y N O P S I S - _
Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
La vie en mer du Nord est riche en événements...
_ - C R I T I Q U E - _Pour un film aussi déjanté et excentrique que celui-ci, je me devais de laisser parler ma folie chronique. Good Morning England. Le dernier film de notre cher Richard remonte à 2003, et il y a de grandes chances que vous l'ayez vu, puisqu'il ne s'agit de rien d'autre que de Love Actually. THE film de comédie romantique britannique. On fait pas mieux en la matière. Il avait donc frappé un grand coup pour son premier film derrière la caméra et là, il remet simplement ça. Ainsi donc, après une chaude journée grenobloise et une longue séance de shopping avec le reste de la bande (on se refait pas) nous sommes donc ENFIN arrivées à Chavant pour notre petite séance privée de Good Morning England. (Et quand je dis privée... En gros, jusqu'à 10min avant le début du film, on était seule. Et après, .... on s'est retrouvé à 8 dans la salle. Projection privée donc xD). Cannes commençait, et nous, on allait se marrer...
Le plot est simple (You're used to that... Spoilers here dudes !). Dans les années 1960s, en Angleterre, alors que le rock et la pop régnaient dans le milieu musical, les radios n'en faisaient même pas 10% de leur programmation. Le pays vibrait sur ces rythmes nouveaux et les radios officielles étaient toujours aussi boring qu'un programme météo à minuit passé... Ainsi donc, des radios pirates ont commencées à se monter, émettant depuis la haute-mer, et elles étaient écoutées par 50% de la population britannique. Seulement... cela était loin de plaire au gouvernement qui décida qu'elles étaient une atteinte à la sacro-sainte morale qu'il fallait à tout prix préserver. Pauvre jeunesse qui se débauchait là, il fallait bien la protéger ! *xD*. On retrouve donc au début du film, Carl, filleul du patron d'une de ces radios, Radio Rock, qui se fait envoyer par sa mère sur le bâteau, soit disant pour "rentrer dans le rang", mais vu la vie sur place... c'est loin d'être le cas. Sur ce bateau, vivent 8 DJs hommes, et une femme qui leur fait à manger, et accessoirement qui est totalement lesbienne. Les femmes ne sont d'ailleurs pas acceptées à bord, en-dehors du Sexaday qui arrive une fois tous les 15 jours. C'est le cas de le dire, sur Radio Rock, on vit Rock & Roll. Sex, drugs & R&R donc. Carl va donc apprendre la vie sous toutes ses coutures alors que ses comparses, plus excentriques les uns que les autres, mènent leur vie précisément comme ils l'entendent.
Alors, un mot pour qualifier ce film ? PHENOMENAL ! Vraiment. Et je peux dire que les deux autres ont également adoré, et que donc, ce n'est pas uniquement du à mon anglomania xD. La mise en scène de Richard dans Love Actually tenait déjà du génie et ici, on en prend encore pleins les yeux. Les personnages sont plus dingues les uns que les autres et on ne peut que tous les adorer. Y compris le ministre joué par Kenneth Branagh, le méchant de l'histoire qui est totalement tordant dans son rôle de politicard totalement coincé et obsédé par la Morale. Et sa carrière, avouons-le. Bill Nighy est... comment dire. Fantasmagorique xD. Juste génialissime. Comme d'habitude, il fait tout et n'importe quoi et dès qu'il apparaît à l'image vous avez, au minimum, un sourire qui vient s'ancrer sur votre visage. Le rôle de Gavin, le meilleur DJ du monde est tout simplement hallucinant également, celui de Carl est touchant... Bref. Je vais pas tous les citer. Juste pour dire qu'ils sont tous géniaux. Si on s'arrête 2 secondes sur les costumes, et c'est nécessaire, on en prend aussi plein les yeux. Géniaux. Entre le dandy, le concours de qui sera le plus excentrique, le classique, le hippy et d'autres.... On a tout simplement envie que les gens d'aujourd'hui s'habillent de la même manière. Ah, petite remarque. Emma Thompson est aussi à l'affiche de ce film et sa courte apparition est profondément hilarante du début à la fin. Qu'est-ce qu'on ferait sans toi Emma ? xD. Les musiques ? Alors, imaginez une BO qui regroupe : The Kinks, The Turtles, The Beack Boys, Smokey Robinson & The Miracles, Jeff Beck, The Who, The Hollies, The Tremeloes, Paul Jones, Easybeats, Jimi Hendriw Experience, Otis Redding, The Supremes, The Fortunes, Davie Bowie, et j'en passe... Vous en prenez déjà pleins les yeux mais vous en prenez aussi plein les oreilles. C'est simple, quand on regarde ce film, on veut vivre dans les 60s, tout simplement. Purement et simplement. Mener cette vie de déjanté. Quand on sort du film, on chante, on danse et on a que des superlatifs à la bouche. On a même dansé dans la salle d'ailleurs quand j'y repense... Bref. Vraiment, vraiment un bon film. Un thème moins universel que Love Actually, c'est évident, mais quand on aime le pop-rock, on est obligé d'aimer. Et quand on aime l'Angleterre et l'équipe de déjantés qui fait partie du film... le verbe aimer est bien inférieur à un understatement. Je le dis souvent, mais comme pour Harvey Milk là, allez le voir. Obligatoirement. C'est bien trop bon pour qu'on se permette de le rater.
Le
PIAF. Date : 14 Mai 2009